Lens reprend la tête
Si l'entame de la rencontre voyait le Racing prendre le jeu à son compte, poussant son adversaire, privé de ballons, à commettre de nombreuses fautes, la suite des débats allait vite prendre une tournure bien différente. Alors que le jeu lensois se délitait peu à peu, la confiance gagnait le camp corse. La rapide sortie sur blessure de Yahia (hanche bloquée), remplacé par Sartre (17e), n'arrangeait rien à l'affaire. Cette domination bastiaise s'exprimait par quelques ballons chauds devant la cage de Runje, et surtout sur deux frappes manquées de Barthelemy (22e) puis Cherrad (38e), tous deux étant idéalement placés. Et c'est alors que la pause – que l'on imaginait salvatrice pour les Lensois – allait intervenir que Boukari surprenait tout le monde en décochant de trente mètres une frappe à ras de terre qui venait se ficher au ras du poteau de Novès (0-1). Assurément injuste... mais tellement bon à prendre !
Au retour des vestiaires, loin d'être démoralisés, les hommes de Bernard Casoni poursuivaient leurs tâches offensives mais manquaient toujours de précision dans le dernier geste (frappe d'André, 52e ) ou se heurtaient au talent de Runje (frappe de Cherrad, 60e), voire à la solidarité du groupe à l'occasion de multiples cafouillages devant la cage lensoise. Hormis sur un coup franc de Sartre rasant le poteau de Novès à l'entrée du dernier quart d'heure (76e), le Racing se montrait à nouveau bien peu dangereux dans cette seconde période passée arcbouté devant la cage de Runje. Les rentrées de Jemaa pour Monnet-Paquet (70e) puis de Sablé pour Boukari (81e) n'y changeait rien, la fin de match ressemblait de plus en plus à un simple exercice d'attaque-défense mettant à rude épreuve le c½ur des quarante supporters sang et or venus soutenir les leurs dans un stade Armand-Cesari sonnant bien creux. Les ballons pleuvaient de plus en plus dru dans la surface artésienne à mesure que s'approchait la fin du temps réglementaire et de ses cinq longues minutes additionnelles.
Après des tentatives infructueuses de Niangbo (85e) et de Mendy (91e) à quelques mètres de la cage, le Racing développait enfin une contre-attaque sérieuse mais Jemaa, faisant face à un seul défenseur, ne voyait pas Maoulida à ses côtés, totalement démarqué face au but. Voilà qui nous valait une dernière minute stressante avec un coup franc idéalement placé pour Bastia. Mais Runje était à la parade, et la victoire au rendez-vous !