Pour ce déplacement en Champagne, Jean-Guy Wallemme avait sélectionné le onze suivant : Runje dans les buts, Chelle et Sartre en défense centrale, Laurenti et Ramos sur les côtés, Sablé et Kovacevic à la récupération, Boukari et Monnet-Paquet sur les ailes, et Roudet chargé de venir en soutien de Maoulida à la pointe de l'attaque. Quant aux supporters sang et or, ils s'étaient invités en nombre à l'inauguration du nouveau stade Auguste Delaune qui, à cette occasion, avait fait le plein avec près de vingt mille spectateurs.
Même si Runje était mis en alerte peu après le coup d'envoi sur une action de Mandanne (3e), le jeu s'équilibrait rapidement dans un premier quart d'heure où le Racing prenait peu à peu ses marques, et ne tardait pas à faire parler la poudre. Sur une contre-attaque menée, côté droit, par Maoulida, celui-ci adressait un centre parfait pour Monnet-Paquet qui ne laissait pas passer l'occasion d'ouvrir le score (0-1, 20e). Menant, les Sang et Or commettaient l'erreur de laisser la direction du jeu à leurs adversaires qui, à l'approche de la pause, faisaient de plus en plus monter la pression. Le Racing résistait jusqu'aux dernières secondes de la première période mais un coup franc concédé près de sa surface de réparation par Kovacevic, allait permettre aux Rémois de remettre les pendules à l'heure : la frappe enroulée de Kermorgant venait se ficher dans les filets lensois sans que le portier artésien ne puisse esquisser le moindre geste (1-1, 47e).
A la reprise, Lens réagissait et dominait les débats jusqu'à l'heure de jeu mais, à l'image de cette frappe de Maoulida difficilement repoussée par Liébus (55e), ne parvenait pas à concrétiser son ascendant. La pression lensoise cessait subitement, et Reims, poussé par son public, se mettait à nouveau à croire en ses chances. Fort heureusement, Runje, tel un roc, parvenait à s'opposer aux incessantes vagues adverses. Et c'est alors que le Racing semblait avoir complètement abandonné la direction des débats que le match basculait en faveur des Sang et Or. Parfaitement lancé à la limite du hors-jeu par Roudet, Maoulida filait au but et, plein de sang froid, gagnait son duel avec le portier adverse d'un petit ballon piqué (1-2, 77e). Reims tentait bien de réagir mais le c½ur n'y était plus vraiment. Les hommes de Jean-Guy Wallemme tenaient leur succès et, combiné aux échecs de Boulogne (3-3) et Metz (1-2), s'offraient un peu d'air au classement. Avec deux points d'avance et un match en retard à disputer contre Montpellier, jeudi prochain à Bollaert, le Racing pourrait, après un dernier déplacement à Brest, passer les fêtes de fin d'année au chaud. C'est tout le mal que l'on souhaite aux Sang et Or !